top of page

Si tu dois te “convaincre” qu’un lieu est bon, c’est qu’il ne l’est pas

  • Photo du rédacteur: Alina OPREA
    Alina OPREA
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Parce qu’un lieu juste pour toi ne réclame ni justification permanente, ni discours intérieur rassurant, ni promesses projetées dans un futur hypothétique où “ça ira mieux”, mais s’impose comme une évidence silencieuse que tu reconnais avant même de pouvoir l’expliquer.


Le moment où tu te surprends à aligner des arguments pour te rassurer, à expliquer à voix haute pourquoi “objectivement c’est bien”, à demander l’avis des autres pour t’ancrer dans ton choix, c’est souvent le moment précis où ton intuition, elle, a déjà répondu — et où ton mental essaie simplement de reprendre le contrôle.


Un lieu aligné ne te demande pas d’effort pour y croire, il te demande seulement le courage d’écouter ce que tu ressens quand tu te tais, quand tu arrêtes de rationaliser, quand tu observes ton corps, ton énergie, ta respiration, et cette sensation étrange mais limpide de “je suis à ma place” ou “non, pas ici”.


Se convaincre, c’est souvent négocier avec soi-même pour éviter une décision inconfortable, alors qu’écouter l’évidence intérieure, c’est accepter que certains endroits soient bons sur le papier, bons pour les autres, bons socialement, mais pas bons pour toi — et que cette vérité-là n’a pas besoin d’être défendue, seulement respectée.


Parfois, la sagesse ne consiste pas à chercher de meilleures raisons, mais à reconnaître que si tu dois tant te convaincre… c’est déjà une réponse.


Décorticage philosophique:

Philosophiquement, cette phrase oppose deux régimes de décision : celui de l’évidence vécue, où le corps, l’émotion et la pensée vont dans le même sens sans effort, et celui de la justification, où l’on empile des raisons rationnelles, sociales, économiques ou morales pour masquer une dissonance intérieure.


Un lieu qui est juste ne demande pas de plaidoyer, il s’impose comme une respiration, une évidence calme, parfois même dérangeante par sa simplicité, alors qu’un lieu qui ne l’est pas exige des listes, des “oui mais”, des “ça ira avec le temps”, et surtout beaucoup de discours adressés à soi-même pour tenir debout.


Cette phrase dit aussi quelque chose de profondément adulte : l’intuition n’est pas une faiblesse émotionnelle, c’est une forme de connaissance directe, brute, non argumentée, que la raison n’intervient souvent que pour contredire quand elle a peur des conséquences concrètes du choix à assumer.

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page