top of page

« Je reprendrai le sport en septembre » : la promesse que personne ne tient (et comment faire autrement)

  • Photo du rédacteur: Alina OPREA
    Alina OPREA
  • 15 juil.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 heures

Chaque année, c'est la même scène. Fin juin, on se dit : « Cet été, je vais enfin me reposer, prendre soin de moi. » Traduction réelle : deux mois canapé, glace, et un demi-marathon Netflix. Puis vient septembre, et avec lui, la culpabilité et un dos qui proteste dès qu'on se penche pour ramasser une chaussette. Je vous propose une autre option — moins radicale, beaucoup plus réaliste.


Le mythe de la "pause totale"


Soyons honnêtes : personne ne "reprend le sport en septembre" avec enthousiasme. On reprend en septembre parce qu'on a mauvaise conscience, qu'on a du mal à monter les escaliers, et qu'un jean nous fait des misères. Ce n'est pas une reprise, c'est un sauvetage.


Et pourtant, l'été n'a jamais demandé qu'on arrête tout. Il demande juste qu'on arrête de faire semblant que courir après un bus en tongs, c'est du sport. Bonne nouvelle : bouger cet été peut être aussi simple que de ne pas transformer sa terrasse en salle d'attente permanente.


5 façons de bouger sans finir en petits morceaux

 1. La chaleur n'est pas votre ennemie. Midi, si.

Le corps ne déteste pas l'effort en été — il déteste l'effort à 14h en plein soleil, comme tout le monde d'ailleurs. Décalez vos séances tôt le matin ou en fin de journée. Votre corps vous remerciera, et vous éviterez la variante estivale du malaise vagal : "je me suis évanoui en promenant le chien".


2. Buvez avant d'avoir soif (oui, comme les plantes)

Votre corps signale la soif quand il est déjà en réserve basse — un peu comme votre voiture qui vous prévient du carburant seulement quand il en reste pour 10 km. Buvez régulièrement, sans attendre l'alarme. Après 50 ans, ce signal s'affaiblit encore plus, donc autant prendre les devants.


3. Les vacances sont un déguisement du sport, profitez-en

Marcher trois heures pour visiter un village perché, nager dans une mer qui a la bonne idée d'être fraîche, pédaler tranquillement sur une piste plate : c'est du mouvement, ça compte, et personne n'a besoin de le savoir sous forme de programme d'entraînement. Le sport le plus efficace est souvent celui qu'on ne perçoit pas comme tel.


4. L'échauffement ne part pas en vacances, lui

On est détendu, on est en tongs, on a l'esprit ailleurs — et c'est précisément le moment où la cheville se tord sur un chemin de rando ou où le dos bloque après une nuit dans un lit de location visiblement conçu pour punir les lombaires. Deux minutes de mobilisation avant de vous lancer, et vous évitez de transformer vos vacances en épisode médical.


5. Visez "un peu, souvent" plutôt que "beaucoup, une fois"

Quinze minutes trois fois par semaine, tout l'été, battent largement une séance héroïque le 1er juillet suivie de deux mois de silence radio. Ce n'est pas glamour, mais c'est ce qui fonctionne vraiment — et c'est nettement moins douloureux pour l'ego en septembre.


Et si votre corps a ses propres règles du jeu ?

Tout ça fonctionne pour un corps globalement en forme, sans contrainte particulière. Mais si vous vivez avec des douleurs chroniques, une pathologie, une ménopause qui a décidé de compliquer un peu la donne, ou une longue pause à rattraper, les conseils génériques trouvent vite leurs limites. Votre corps a son histoire, pas un mode d'emploi universel.


C'est exactement pour ça que je ne propose jamais de programme standard. Le bilan individuel est offert, sans engagement — l'occasion de faire le point avant que septembre ne vous impose son sauvetage annuel. À domicile à Boulogne-Billancourt et en Île-de-France, ou en visio partout en France.



bottom of page